Topographie de la déportation |
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Quand Brunner décide en juillet 1943 d’utiliser la gare de Bobigny comme lieu de départ des convois, c’est la zone dédiée aux marchandises qui servira de lieu d’embarquement. La déportation des Juifs internés en France s’inscrit ainsi dans une logique d'extermination massive, rapide et industrielle. Une organisation sans failleTous les convois de déportés juifs font l’objet d’un échange de télégrammes [possibilité de mettre en ligne un de ces télégramme traduit] entre Paris et Berlin d’où Karl Adolph Eichmann supervise la mise en œuvre de la solution finale sur l’ensemble de l’Europe. Pour chaque convoi, Brunner sollicite l’accord de son supérieur. Il en confirme ensuite le départ effectif. L'oubliSi certains survivants ont gardé la mémoire de leur embarquement à Bobigny, ils sont rares et la plupart d’entre eux n’ont pas un souvenir très précis de la gare de Bobigny, en raison de la rapidité avec laquelle, ils embarquaient dans les wagons à bestiaux, même si plusieurs heures pouvaient s’écouler avant le départ du convoi. D’autre part, la violence du débarquement sur la « Judenramp » et l’empreinte indélébile de ce qu’ils subirent à Auschwitz, font que la gare de Bobigny, comme étape vers l’extermination, n’a pas été investie par le souvenir de la même manière que le camp d’Auschwitz ou celui de Drancy. Toutefois certains de ces survivant ont témoigné des conditions d’embarquement sur le site et de l’ambiance qui y régnait, des riverains qui habitaient sur place (notamment les enfants de cheminots, alors adolescents) ou aux alentours en 1943 ont également racontés de ce qu’ils ont vu les jours de départ des convois (voir le film). |